De façon très générale, « La main à la pâte a été lancée en 1996, à l'initiative de Georges Charpak, prix Nobel de physique 1992 […] dans le but de rénover l’enseignement des sciences et de la technologie à l’école primaire en favorisant un enseignement fondé sur une démarche d'investigation scientifique. »
En ce qui nous concerne, l’ENSG propose (sur les traces de ses voisins ENSAIA et ENSEM) depuis la rentrée 2009 aux élèves de 1ère année de s’investir dans cette assos’ au cours de toute l’année scolaire, investissement évalué ensuite à la fin de l’année, et rentrant en compte dans le semestre 6 comme une option facultative. Il s’agit donc, entre autre, d’un moyen de récolter de précieux points pour valider son semestre… au prix toutefois d’un travail non négligeable. En effet, l’école lui attribue ce statut d’option facultative du fait qu’elle estime que chaque élève y consacre le même temps que l’étude d’un module du cursus scolaire.
Le principe est de réaliser en binôme une séquence pédagogique sur un des thèmes concernant les géosciences (volcans, cycle de l’eau, système solaire, …) d’environ 5 séances d’1h30 pour une classe d’élèves d’une école primaire nancéenne (qui nous est attribuée), en accord avec leurs programme scolaire.
Concrètement, chaque binôme est parrainé par un enseignant-chercheur de l’école (généralement), qui supervise la séquence mise en place, et qui notera le binôme. Un travail en amont des séances est à effectuer : d’abord rencontrer l’instituteur, avec qui est défini précisément la séquence à élaborer, ainsi que rencontrer les élèves afin de mieux percevoir leur niveau de connaissances/compétences. Puis viennent les séances à proprement parlé, qui demandent chacune une préparation minutieuse. D’autre part, une journée est consacrée, courant Mai, au rassemblement de tous les enfants et étudiants de Nancy ayant participés à La main à la pâte, au cours de laquelle chaque classe présente sous forme de stand ce qu’elle a étudié au cours de la séquence. Enfin, il est nécessaire de rendre deux rapports au cours de l’année à l’ENSG, pour que celle-ci voie l’évolution du projet mené par le binôme.
D’un point de vue pratique, il est nécessaire de prévoir une petite dizaine de jeudi après-midi réservés aux échanges en classe, incompatible donc avec une LV3, ou un sport pratiqué intensément sur ce créneau…
Une expérience aussi riche pour les enfants que pour les « futurs ingénieurs », mais incombant une motivation certaine !
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